• De bon matin le minuscule magasin d'Angèle, en haut de Préfailles, pétillait de soleil. Diverses marchandises étaient accrochées de part et d'autre de l'entrée en guise d'enseigne. Il occupait une pièce dont la fenêtre tenait lieu de vitrine. Mais que n'y trouvait-on pas ? On pénétrait dans un véritable capharnaüm qui exhalait des senteurs contrastées de sucreries, savon de Marseille, eau de javel, plastique neuf, etc. Sur et autour de son comptoir elle exposait tout plein de bonbons alléchants (zans, pâtes de guimauve, grosses fraises roses, caramels). Et sans doute des joujoux à trois sous qui nous narguaient comme une tentation.

     

    Nous fréquentions d'autres magasins.Mais nous en reparlerons à l'occasion. Nos emplettes terminées et réparties entre tous les sacs et filets, grand-mère s'arrêtait une dernière fois à la boulangerie, derrière l'Hôtel de la Plage aujourd'hui (hélas !) disparu, à proximité de la Grande Plage. Puis nous rentrions tranquillement à la maison.

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    Nous passions souvent par l'épicerie fine, sans nul doute le plus beau magasin de Préfailles, dans la Grande Rue. De hautes lettres de galets, ou de mosaïque -je ne me le rappelle plus- incrustées dans le trottoir cimenté formaient le nom du propriétaire. Il fallait monter plusieurs marches et franchir la porte vitrée, entre deux vitrines, pour accéder à l'intérieur. Jovial, Pierrot Gourmand hérissé de sucettes nous accueillait posé sur le comptoir. L'épicerie portait bien son qualificatif car on y respirait un bouquet de subtils arômes d'épices, de café torréfié, de thé et de confiseries. Le maître de céans évoluait entre de beaux meubles de bois chantourné. Parfois il nous distribuait des sucettes. C'est pourquoi nous l'appréciions particulièrement !

     

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  • Plusieurs de ces boutiques ont laissé une empreinte indélébile dans ma mémoire. En premier lieu, la pharmacie où grand-mère se précipitait avec nous le lendemain de notre arrivée afin de nous y faire peser. Elle mettait un point d'honneur à ce que nos vacances nous soient profitables et à en apporter la preuve par la prise de poids (obligatoire !). C'était une officine plutôt exiguë et désuète avec ses placards et ses vitrines de bois laquées de blanc. Une odeur de médicaments, d'herbes médicinales, de pastilles diverses nous assaillait dès l'entrée. Cela sentait le bien-être. Le pharmacien, condition rare à l'époque, était une femme, fluette et énergique. Son regard acéré qui nous transperçait cachait sa profonde générosité.

     

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