• La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

     

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

     

    Cet  article n’a pas la prétention d’être exhaustif quant à la technique de la tapisserie de lice mais il vise à initier les néophytes à quelques notions élémentaires qui leur permettront de différencier un tissu d’une tapisserie. Dans une étoffe, y compris un jacquard, la chaîne et la trame, également colorées, sont l’une et l’autre visibles, à la différence de la tapisserie qui ne laisse apparaître que la trame.

     

     

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

     

    Le vocable de TAPISSERIE englobe des procédés variés, et d’exécution, et d’aspect final, qui ont toutefois en commun de recouvrir une armature (de coton, de lin ou de chanvre) en totalité de motifs de laine, de soie, d’or ou d’argent, voire de matières synthétiques, parfois transparentes (depuis le milieu du vingtième siècle on ne cesse d’innover en ce domaine). Soulignons au passage que la Tapisserie de Bayeux dite de la Reine Mathilde est une broderie sur tissu d’une longueur exceptionnelle et non une tapisserie.

     

    La TAPISSERIE AU POINT s’exécute à l’aiguille au moyen de différents points de croix sur un canevas, support plus ou moins rigide (souvent de coton) formé d’une chaîne et d’une trame entrecroisées assez lâches, de façon à ce qu’il puisse être entièrement recouvert par des fils de couleur. Les amateurs de travaux manuels la connaissent sous l’appellation courante de canevas.

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

     

    La TAPISSERIE DE LICE se caractérise par un tissage serré en laine (ou en diverses matières) de telle sorte que la trame ne laisse jamais apparaître la chaîne. Elle tire son nom des lices (ou lisses), maillons de métal ou de coton reliés à des pédales, à travers lesquels sont passés les fils de chaîne et qui permettent d’abaisser alternativement la moitié de la chaîne pour glisser la flûte (ou navette) entre deux nappes de fils.

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

     

    La tapisserie de HAUTE LICE est exécutée sur un métier vertical.

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

     

     

     

     

     

     

     

        

     

     

     

     

     

     

     

    La tapisserie de BASSE LICE, sur un métier horizontal.

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

    Quelle que soit la méthode utilisée, le tissage se fait toujours sur l’envers dont le dessin est l’exacte réplique inversée du motif de l’endroit. Une fois décrochée du métier, rien ne permet de distinguer une tapisserie de basse lice d'une tapisserie de haute lice.

     

     

    Le LICIER (celui qui tisse selon cette méthode) se réfère à un CARTON, c’est-à-dire à une maquette en couleur de la tapisserie. Celle-ci est reproduite à l’échelle sur un carton-calque ou sur un carton numéroté (les numéros correspondent alors à des couleurs) qui est glissé sous ou derrière la chaîne afin de permettre à l’exécutant d’en suivre le dessin. Il vérifie la progression de son travail à l’aide d’un miroir.

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

    Atelier de tapisserie de l'Ecole des Beaux-Arts d'Angers (1974)

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

    Cette tapisserie a été tissée en grande partie avec de la laine brute (non filée)

     Thomas GLEB (clic sur le nom)

     

    La Tapisserie de lice (ou lisse)

     

    Pendant des siècles la tapisserie s’est présentée sous forme de panneaux souvent de grandes dimensions, qui figuraient des tableaux proches par leur style de la peinture de l’époque. Mais au vingtième siècle, sous l’impulsion d’artistes liciers et de plasticiens, elle a pris progressivement du relief jusqu’à parfois devenir sculpture. Une visite du site du Musée de la Tapisserie d’Angers vous donnera une idée de cette évolution.

     

     

    http://ekladata.com/margarethstgildas.eklablog.fr/mod_article41636200_4f4aab4fc9201.jpg

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  • Commentaires

    23
    Jeudi 2 Janvier 2014 à 20:45

    Yvette 2 :

    Voici enfin l'explication que tu attendais :    . Même si mes photos sont un peu floues, je pense qu'elles suffiront à t'éclairer. Au début et à la fin des tapisseries de lice, on tisse sur une petite hauteur (environ 5 cm) un lé assez serré avec du fil de chaîne. Une fois la tapisserie décrochée et retournée sur l'envers, on rabat cette partie vers l'intérieur, comme on le ferait pour un ourlet de jupe et on le coud, comme tu peux le voir sur la deuxième photo.

    22
    Vendredi 29 Novembre 2013 à 19:14

    Est-il encore temps de répondre aux commentaires que, à ma grande confusion, je découvre un an plus tard grâce au dernier, posté par Yvette ?

     

    fanfan2 :

    Le Musée de la Tapisserie d'Angers est en effet très intéressant car il présente des tapisseries de styles très différents.

    Latil :

    Oui, en effet, les tapis d'Orient sont bien des tapis de haute-lisse. On emploie des enfants (esclaves ou presque) à cause de l'habileté de leurs doigts fins !

    Yvette2 :

    Patiente un peu. Je vais essayer de te répondre au moyen de photos ou de dessins.

    21
    yvette2
    Jeudi 28 Novembre 2013 à 18:58

    bonjour et, quelqu'un pourrait m'expliquer: une fois le tissage (tapisserie )haute lice terminée comment on rentre ou cache tous ces fils qui restent??  derrière le travail? merci  cordialement  yvette2

    20
    Vendredi 2 Mars 2012 à 18:47

    Un article trés intéressant, mais  les tapis d orient, c est de la haute lice? on voit les enfants devant leur tapisserie.

    Je me souviens aussi de cet article sur l immense tapisserie enroulée sous forme d un gros rouleau.

    Bonne journée Latil

     

    19
    Mercredi 29 Février 2012 à 13:48

    j'ai visité le muse de la tapisserie d'Angers il y a quelques années; j'ai beaucoup aimé, car nous avions un guide qui noius avait tout expliqué .

    Moi je fais juste un peu de tapisserie au point de croix!

     

    18
    margareth Profil de margareth
    Mercredi 29 Février 2012 à 08:50

    cigalette 10 :

    Cela ne me surprend pas. Tu as assez de patience et d'habileté pour cela.

    Framboise 44 :

    Oui, mais comme tu le dis, c'est un travail qui se fait souvent avec passion.

    tarambana :

    C'est l'ancien hôpital Saint-Jean reconverti en Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine.

    Algeroma :

    Oui, c'est un nouvel article. Tu peux retrouver le précédant en cliquant sur la première  icône dans le module "tapisserie de lice" dans la colonne de gauche. Dans le premier article je parlais d'une tapisserie hors norme à la réalisation de laquelle j'ai particilpé il y a plusieurs décennies.

    17
    Mardi 28 Février 2012 à 16:47

    Un très bel article, très bien documenté et très intéressant. merci pour le partage Margareth.

    16
    Mardi 28 Février 2012 à 12:08

    Très beau travail et très bons articles que tu as fait là pour en parler.

    15
    Mardi 28 Février 2012 à 11:02

    est ce un article nouveau?  Je me souviens très bien d'un précédent article sur cette technique et où tu nous présentais une tapisserie réalisée près de chez toi. Je me trompe?

    14
    tarambana
    Mardi 28 Février 2012 à 10:32

    A Angers j'ai été voir l'Apocalypse ... une chapelle d'un ancien hospice à la sortie de la ville ... mais c'est l'incarnation de la beauté angevine que je préfère ... au point de la conserver à mon côté depuis des décades ...José 

    13
    Mardi 28 Février 2012 à 09:31
    Framboise 44

    Un article bien complet et bien détaillé ...  faut vraiment avoir la passion  pour réaliser de telles tapisseries , c'est un travail si précis et si minutieux  !

    12
    margareth Profil de margareth
    Mardi 28 Février 2012 à 08:21

    Jacques :

    Maintenant tu ne l'es plus ! ;-)

    Mony FF :

    La tapisserie qui vient d'être décrochée du métier n'est pas présentée sous son meilleur jour. Elle n'a pas encore été fixée sur une baguette de support et de plus la photo est en noir et blanc. Or elle présentait un beau camaïeu de bruns.

    *Cricrimary :

    Il faut de la patience et de beaux yeux pour travailler au point de croix. A Blois une entreprise réalise de grandes tapisseries au point de croix pour des églises et... la maison royale de Belgique !

    lanourse 1, titi :

    Il faut surtout beaucoup de patience. Ce n'est pas vraiment dans l'air du temps.

    Florentin938 :

    Merci Flo. La tapisserie est moins connue que la peinture et la sculpture et pourtant c'est un art très vivant et qui innove beaucoup.

    Eva baila, René 1 :

    Merci

    11
    Mardi 28 Février 2012 à 08:19
    cigalette 10

    Bonjour mon amie, quel article interressant sur la tapisserie, avant j'ai aussi réalisé de nombreuses tapisserie, aujourd'hui, je me contente de petites broderie, mais c'est toujours aussi plaisant, merci de ce merveilleux partage, gros bisous et douce journée

    10
    Mardi 28 Février 2012 à 02:21
    rené1

     

    Bonjour

    très bel article fort complet

    je te souhaite un bonne journée  

    nos amitiés bises

    René

    9
    Mardi 28 Février 2012 à 00:05

    Un billet très bien réalisé, avec illustration à l'appui. Merci Margareth

    8
    Mardi 28 Février 2012 à 00:03
    Florentin978

    Décidément, je dors : je voulais dire ...

    7
    Mardi 28 Février 2012 à 00:03
    Florentin978

    Je voyuslais dire : je me sens moins sot. Je ferais mieux de me relire !

    6
    Mardi 28 Février 2012 à 00:01
    Florentin978

    Bel effort pédagogique ! Je me sens moins son arrivant au bout de tes explications. Voilà un mode de tissage pas très connu, mais qui semble donner des résultats artistiques tout à fait remarquables. Mais, bon, je ne me verrais pas derrière un métier. Ca reste tout de même très technique. A plus. flo.

    5
    Lundi 27 Février 2012 à 22:30

    Bel effort  d'explication pour  un art qui m'a toujours semblé très  difficile  , c'est  pourquoi je suis  toujours pleine d'admiration devant  ce beau travail !

    4
    Lundi 27 Février 2012 à 17:06

    Bonjour Margareth. Un sacré travail et très bien expliqué de ta part (croquis à l’appui), à la maison mon épouse fait du point de croix et lorsque le tableau est terminé il est aussi beau à l’endroit qu’à l’envers signe du travail bien réalisé. J’ai découvert le château de Plessis-Macé du ciel, je pense qu’il vaut le coup d’œil du plancher des vaches. Bises et bonne journée, Chris

    3
    titi.
    Lundi 27 Février 2012 à 13:19

    Reportage intéressant. C'est un métier qui me fascine.

    Bonne journée !

    2
    Lundi 27 Février 2012 à 12:44

    un sacré travail pour un résultat qu'il faut aimer...

    1
    Lundi 27 Février 2012 à 10:01

    Je suis un inculte en tapisserie, mais j'avoue que les artistes font des merveilles

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