• Le feuilleton hebdomadaire 48

     

    Le blog de la voisine (base)

     

    28 novembre 2010

     

    J’ai pris beaucoup de retard. Certains s’impatientent à la porte de mon blog. D’autres passent déjà leur chemin. Il est urgent que je reprenne mon clavier et que je publie les dernières photos de Finlande dont je dispose.

    Le camping-car présentait l’avantage de nous permettre de faire halte dans les endroits les plus écartés, à des lieues de toute habitation.  En réalité cette contrée n’était pas aussi isolée que nous aurions pu le croire. Des militaires à vélo, fusil sur l’épaule, y patrouillaient. Il est vrai qu’à l’époque nous déambulions à deux pas de l’URSS et du rideau de fer, si proche et pourtant impossible à franchir. Murmansk, ce nom prometteur, demeurait inaccessible.  Les paysages ne devaient guère différer de ceux que nous avions sous les yeux. Mais, nul ne l’ignore, l’interdit exacerbe la tentation !

    Ilse souhaitait que nous fassions un détour par Kirkenes où se tenait, lui avait-on dit, un marché lapon qui proposait des peaux de rennes, des vêtements et divers objets de l’artisanat local. Ce fût le prétexte à remettre le pied, un bref moment, en Norvège. Puis nous avions regagné les rives du golfe de Botnie et nous avions suivi, en sens inverse, la route empruntée à l’aller.

    De sa peau de renne, Ilse devait confectionner une collection de toques qu’elle offrit à sa famille ainsi qu’à moi. Elles étaient superbes. Même par froid mordant, elles faisaient office de sauna pour le cuir chevelu !

     

    1er décembre 2010

     

    Il neige sur les dernières feuilles rousses. Cette année l’hiver s’est invité en automne. Le sol blanc empli le paysage d’une clarté livide sous le ciel sombre.  Il fait bon se calfeutrer dans la tiédeur du foyer. Rien ne m’oblige à sortir, mes placards sont pleins. En face, Claude R., notre voisine du premier étage, avance avec prudence, son petit chien en laisse. Il était tout fou dans la poudreuse quand ils sont partis.  Au retour il avance sur trois pattes et relève chacune d’elles tour à tour. Aïe, le froid sur les coussinets !

    Claude R. n’a toujours pas répondu à mon invitation. Serait-elle à ce point casanière ? Il faudra que je la relance… Téléphone !

     

    2 décembre 2010

     

    De la fenêtre de ma chambre j’admire le parc et la rue emmitouflés de blanc glacial. D’épais flocons volètent, tels des pétales  arrachés aux arbres fruitiers en fleur.

    Ce matin j’ai décidé de m’offrir le luxe d’une grasse matinée. Bien calée entre mes oreillers je savoure mon petit déjeuner. Qu’il fait bon, lovée au creux de la chaleur du lit, cependant qu’il gèle dehors ! La neige épand sa luminosité particulière –douce, uniforme- jusqu’au fond de l’appartement. Notre voisine du premier tourne en rond sur les pelouses, Varech en bout de laisse. Que de contraintes impose un chien ! Par bonheur je n’ai pas d’animaux !

     

    3 décembre 2010

     

    Toujours, encore la neige.

    Ah ! Le râleur du coin donne de la voix. Nous ne l’entendions plus depuis l’épisode des chats.

     

    N.B. Ceci n’est pas un journal intime mais une fiction.

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