• Splendeur de l'enluminure.


    Il y a six cents ans, le 16 janvier 1409,
    naissait à Angers René d'Anjou, dit le bon roi René, second fils de Louis II roi de Jérusalem et de Sicile, duc d'Anjou, comte du Maine et de Provence, et de Yolande d'Aragon.

    A l'occasion de cet anniversaire, et jusqu'au 3 janvier 2010, la ville d'Angers présente dans le cadre du château d'Angers, dans la Galerie de l'Apocalypse, plusieurs ouvrages enluminés qui appartinrent à ce roi, grand amateur de livres, lui-même écrivain de valeur et peintre. Il est l'auteur de trois oeuvres importantes : Le mortifiement de vaine plaisance (1455)
    Le livre de coeur d'amour épris (1457)
    Le livre des tournois (1462-1465)
    ainsi que de quelques poésies dont La relation du Pas de Saumur.

    La bibliothèque de René d'Anjou a été estimée à environ deux cents volumes (manuscrits et incunables) dont un tiers était enluminé. Bibliophile passionné, mécène, il fit appel à des enlumineurs locaux ou de son entourage, dont Barthélémy d'Eyck, sans doute parent de frères Van Eyck.

    Pour cette exposition, la ville d'Angers a réussi à regrouper quelques oeuvres majeures de cette fabuleuse bibliothèque, aujourd'hui dispersées entre Paris et divers musées à l'étranger (St Petersbourg, Portugal, Italie...). Celles-ci sont présentées dans la pénombre de la Galerie de l'Apocalypse qui regroupe l'ensemble des tapisseries dites de l'Apocalypse, lesquelles furent aussi la propriété de René d'Anjou. Chaque ouvrage est présenté dans l'intimité d'une petite vitrine éclairée. Nous pouvons alors nous émerveiller devant la fraîcheur des couleurs toujours aussi éclatantes, après tant de siècles, la finesse du dessin, la précision du trait qui, même beaucoup agrandi sur les diaporamas, se révèle parfaitement juste, y compris dans les détails (les mains sont d'un tracé exemplaire). Certaines compositions n'ont rien à envier aux tableaux de grandes dimensions qui furent réalisés à la même époque. Les détails fourmillent, comme autant de documents qui nous informent sur les objets les plus quotidiens du 15e siècle.

    Il est bien sûr interdit de prendre des photos dans l'enceinte de l'exposition. Mais avec les billets d'entrée on nous remet de jolis marque-pages ornés, au verso, de reproduction d'enluminures.

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