• Votre feuilleton du week-end 14

     

    Le salon de thé (base)

     

     

    Semaine 14

     

    PersiennesCertain jour en revenant de faire ses emplettes au centre ville, Claude Roux remarqua une hirondelle qui voletait d’un toit à l’autre tout au long de la rue. Une seule, dit le proverbe, ne fait pas le printemps. Celle-ci entraîna l’été dans son sillage. D’un coup le thermomètre a grimpé et le soleil a chassé tous les nuages. Les fenêtres se sont ouvertes derrière les persiennes à demi tirées en plein midi. La grande maison a pris un aspect riant. Claude Roux, Alice Vergnaud, Adèle Hermenier, Aurélie Tchang ont déposé des potées sur les rebords des fenêtres, les balustrades ou le long des terrasses. Les premières mouches bourdonnent dans la fraîcheur des intérieurs d’où l’on perçoit les rires et les conciliabules de la rue.

    Ce jour-là Claude fit la connaissance de son futur voisin, un grand bel homme d’environ trente-cinq ans. Un suédois qui ne parle pas un mot de français. Il se présenta. Claude lui fit répéter plusieurs fois son nom mais, en dépit de sa bonne volonté, elle ne comprit rien. Et ce fut réciproque. Ils en rirent. La présence de Varech leur offrit un dérivatif. L’homme essaya l’anglais :

        He is so nice ! Is he shy ?

    Claude ne garde que de vagues notions de la langue de Shakespeare. Aussi ne sut-elle que sourire d’un air entendu. Sur ce, ils se séparèrent.

    Qui est-il ? Pourquoi vient-il vivre en France dans ce coin perdu ? A-t-il une famille ? Depuis, ces questions la taraudent. Elle a hâte d’en apprendre davantage et surtout d’être sûre qu’il s’installera bientôt sur son palier.

     

    Comme sortie d’un long hivernage, Tatiana, l’ex-amie blogueuse, a surgit au téléphone plus tôt que notre voisine ne s’y attendait. Ne s’étaient-elles pas promis de se retrouver à Oléron au retour des beaux jours ? Prise de court, Alice hésite. Elle n’aime pas qu’on la presse. Elle cherche en vain une excuse pour se donner du temps. « Si, si. » Tatiana insiste pour qu’elles s’offrent un long week-end sur l’île. Après quelques tergiversations Alice cède enfin. Par ce temps, impossible de prétexter l’absence de chauffage dans sa minuscule villa. Et la voici occupée à remplir sa valise plus que pour une expédition au bout du monde ! Le lendemain, au petit matin, Claude Roux remarque la Mini Austin en train de franchir le portail. Elle partirait bien aussi !

    En milieu de matinée, au moment où elle ouvre la porte-fenêtre, Claude constate que le camion d’un marchand de meubles manœuvre pour se garer au pied du perron des Hermenier. Puis elle surprend un échange entre Adèle et le livreur. Ensuite, il y eut des bruits de portière claquée, de roulettes sur le goudron, d’objets posés lourdement sur le plancher, déplacés. Claude n’osa pas se pencher pour observer le mouvement au rez-de-chaussée.

    Après avoir réceptionné le mobilier, Adèle Hermenier décida de prendre un moment de repos dans son jardin. Soudain elle éprouvait de la lassitude. Demain elle mettrait de l’ordre avec l’aide de sa femme de ménage. A peine allongée sur son transat elle somnola. Son esprit flottait entre rêve et demi-concience. Des images de paysages ensoleillés se formaient et se fondaient dans une sorte de brouillard lumineux. Elle sursauta. Un bruit inhabituel l’avait sans doute sortie de sa torpeur. Elle regarda autour d’elle en clignant des paupières. Tout semblait normal. Elle referma les yeux et s’endormit.

     

    N.B. Ceci est une fiction

     

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