• Votre feuilleton du week-end 9

    Le salon de thé (base)

     

     

     

    Semaine 9

     

    Le calme est revenu. Les enfants Tchang sont parties chez leurs grands-parents, ou bien aux sports d’hiver, à moins que ce soit chez des cousins. Nous l’ignorons. L’hôtel particulier serait retombé dans son apathie coutumière sans la présence des amis d’Alice Vergnaud. Ces gens ont le verbe haut et le rire franc de ceux à qui tout a toujours souri. Ils ne tiennent pas en place. Alice se laisse entraîner dans leur tourbillon. Elle y prend de plus en plus goût d’ailleurs. On visite les galeries d’art, les boutiques de produits régionaux, les ateliers d’artisanat local, les caves viticoles et, bien sûr, les meilleurs restaurants de la région.  Ils ne dédaignent pas non plus les randonnées sur les sentiers des alentours. Annie et Bertrand, suivis d’Alice, n’ont pas hésité à s’enfoncer dans les buissons en rasant le jardin des Hermenier pour examiner ce qui éveillait l’intérêt des « gamines ». Pas grand-chose en vérité, une brèche au pied du mur, par laquelle se faufilent les chats du coin.

     

    Claude a eu un coup de folie ! Elle a craqué. A force de se priver, de compter jour après jour chaque Bouquet feuilletoncent et de savoir qu’il en sera ainsi jusqu’au trépas sans espoir d’éclaircie, on finit par défaillir.

    Elle rentrait de la bibliothèque. Malgré l’air frais, le soleil printanier assez haut dans le ciel annonçait l’été, quand des effluves de fleurs l’ont assaillie, accompagnées d’innombrables images de bonheur juvénile, de vacances estivales, de chemins fleuris au milieu des blés. Claude se sentit transportée vers un lointain passé, si présent tout à coup. Joyeuse, joyeuse ! Le temps lui semblait aboli. C’est alors qu’au bord de l’avenue elle repéra le magasin du fleuriste et ses bouquets alignés sous les stores. Comment résister au plaisir de prolonger ce moment extatique ? Sans réfléchir, elle a choisi le plus gros, le plus parfumé. Qu’importe l’inconscience d’un coup de cœur ! Elle mangera des pâtes, voilà tout.

    Son appartement ressemble maintenant à un jardin qui embaume, où joue le soleil. Claude a réparti les fleurs entre ses vases et les a déposées un peu partout. Le printemps s’est installé chez elle et elle ne se tient plus de gaîté tandis que Varech ne cesse d’éternuer.

     

    On a observé plusieurs fois devant l’entrée de mademoiselle Hermenier les camionnettes d’artisans sans que rien ne se passe. Adèle Hermenier, d’ordinaire si extravertie, n’apparaît plus. Mais que réserve mars, mois mutin qui rit malgré les averses ? Déjà le prunier au centre de son verger est couvert de fleurs blanches...

     

    N.B. Ceci est une fiction

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