Les fêtes de fin d'année marquaient
un intermède dans la monotonie des jours. A Noël nos cousins venaient chez nous découvrir leur cadeaux. A notre tour nous montions chez eux (ils habitaient sur les hauteurs du village) pour
ouvrir les paquets qui nous attendaient devant leur cheminée.
Les voeux du Nouvel An offraient l'occasion de rendre visite à maints oncles, tantes et cousins de maman qui ne manquaient pas dans la région. Partout nous
recevions quelques piécettes comme étrennes destinées à garnir nos tirelires. En dépit de mes bonnes résolutions et d'une interminable répétition la veille, avant de sombrer dans le sommeil,
chaque année je ressortais la même sornette qui me valait un blâme unanime. Je récitais d'une traite : "Bonne année, bonne santé, paradis à la fin de l'année !"
Au lieu de paradis à la fin de vos jours !