Avant de nous recueillir devant les trésors des musées florentins, nous avons préféré flâner à travers le labyrinthe des ruelles encaissées du centre. Les boutiques y sont nombreuses, d'apparence modeste - souvent. Mais certaines recèlent des merveilles de création qui joignent harmonie des formes et richesse des couleurs : bijoux de pierre dure, vêtements de peau aussi souples que la maille, tissus fluides et chatoyants, objets usuels sculpturaux. Nous avons sous les yeux, toujours vivant, le génie créatif des italiens.
Parfois l'une de ces robustes portes de bois ouvragé, largement ouverte sur un hall voûté, permet d'entrevoir derrière une haute grille fermée un atrium ou quelque jardin intérieur bordé d'arcades. Il arrive qu'en avançant on y découvre un magasin d'antiquité, une bijouterie de luxe ou un atelier de restauration d'objets anciens. La verrière laisse filtrer une lumière douce qui se répand dans le puits que forment les immeubles, où le soleil direct n'entre pas.
Maintes fois (en hauteur) au coin des rues nous remarquons, dans ce pays catholique par excellence, des images pieuses : statuettes, bas-reliefs, fresques. Quelques fleurs, une guirlande
de verdure, deux ou trois bougies électriques y ont été déposées en hommage à la Madone ou à son Fils. Par exception l'emplacement du tableau peut devenir cocasse quand un distributeur automatique de billets a été placé au pied d'un Christ ! (via de' Serragli). Je n'ai
pas réussi à en prendre une photo à cause du manque de recul ou de la circulation. Dommage !