Sortie en forêt de Paimpont (2003)
Dès l’abord la forêt de Paimpont (antique Brocéliande), située à environ trente ou quarante kilomètres au sud-ouest de Rennes, avec ses monts et ses vaux couverts de futaies de chênes et de hêtres, tapissés par endroits de landes ceintes de résineux, suscite une atmosphère d’étrangeté, propice à la perpétuation des légendes séculaires. Les toponymes sont eux-mêmes évocateurs de sortilèges, de fées, d’enchantements attachés à la légende arthurienne : Val sans Retour, Miroir aux Fées, Fontaine de Jouvence, etc.

Avant de nous engager sur les sentiers du Val sans Retour -dit aussi Val des Faux-Amants car la fée Morgane, demi-sœur du roi Arthur, y retenait à jamais par ses maléfices les amants infidèles- nous nous arrêtons sur la lande près de l’Hotié (maison) de Viviane qui serait en réalité le vestige d’une tombe mégalithique bien antérieure aux Romans de la Table Ronde.

Le Val sans Retour
Il aurait été la dernière retraite de Merlin, à la fois enchanteur, magicien et druide, qui commandait aux éléments et aux animaux.
L’Arbre d’Or
Erigé à l’entrée du Val sans Retour en 1991/1992 après l’incendie de septembre 1990 qui ravagea une partie de la forêt de Paimpont, il est l’œuvre du sculpteur François DAVIN. Constitué d’un châtaigner calciné recouvert de feuilles d’or, il est entouré de cinq arbres noirs. Il symbolise à la fois la forêt impérissable et, par sa forme en bois de cerf, l’enchanteur Merlin lequel se plaisait à se métamorphoser en cervidé pour parcourir l’étendue de Brocéliande. Un large cercle planté d’aiguilles de schiste pourpre en préserve l’accès.

Le Miroir aux Fées
Cet étang en sous-bois, à proximité de l’Arbre d’Or, semble avoir fixé en ses abords la magie séculaire de Brocéliande. La tradition veut que sept fées, toutes sœurs, aient vécu dans ses eaux et qu’elles aimaient se contempler à sa surface.

(A suivre)