Des rendez-vous immuables ponctuaient chaque année nos vacances estivales. Outre le 14 juillet, sa retraite aux lampions, son feu d'artifice et ses flonflons, nous
fêtions la Sainte Marie-Madeleine, le 22 juillet, la Sainte Anne, le 26 juillet (patronne de la Bretagne et prénom assez répandu dans notre entourage), les Marie-tout-court et les
Marie-quelque-chose le 15 août, jour de l'Assomption et anniversaire de l'un de nos cousins, la Saint Louis le 25 août. Le 15 août marquait l'apothéose de ces festivités, à la fois parce que
c'était une fête d'obligation (donc fériée) et parce que jusque dans les années soixante ces prénoms étaient assez courants.