Les années passaient. Nous devenions des jeunes gens et des jeunes filles qui s'éveillaient à des émotions nouvelles. Beaucoup moins rigoriste que maman qui
banissait toute sortie mixte, grand-mère acceptait que nous fréquentions des vacanciers de notre âge, à condition qu'elle même ou M.B. connaissent leurs familles. Nous passions des heures affalés
sur le sable entre les coques des voiliers, en haut de la Grande Plage. Nous allions en groupe au cinéma ou à des petites soirées privées. Et nous rentrions de vacances le coeur chargé d'espoir,
la tête pleine de rêves sentimentaux.