Il y a peu de temps, j’écoutais à la radio un astrophysicien faire un exposé sur la découverte d’une exo planète potentiellement habitable. L’entretien, au fil des questions des auditeurs, a dérivé vers l’origine de l’univers et son expansion. La question fut posée de savoir dans quel élément celui-ci évolue. Flotte-t-il dans le vide ? Non, répondit le savant, il se dilate dans RIEN, concept certes difficile à envisager par l’intelligence humaine.
Cette précision m’a renvoyée au problème insoluble sur lequel j’ai buté en vain il y a quelques années. En prévision d’une courte BD j’avais imaginé le couple Michu qui, un matin, ouvre sa fenêtre sur RIEN : le paysage, le ciel, la terre, tout, hormis leur nid douillet, aurait disparu.
Mais comment représenter RIEN ? Par le noir ? Non puisque c’est une couleur et qu’elle peut de plus évoquer la nuit. Par le blanc du papier ? Non plus, c’est aussi une couleur. Le RIEN n’est ni noir, ni blanc ou transparent. Il est l’absence, le néant, l'inexistant.
Mon croquis est resté à l’état d’ébauche parce que je n’ai toujours pas trouvé de réponse graphiquement satisfaisante…